encore te trompé-je avec tant d’autres hommes
par ma bouche qui sue et pue, trop de baisers
m’ont léchés les tétons. langues qui tournent comme
un furet trépidant au canal de l’évier.
Dans mon lit, sens les miasmes blanchâtres qui germent
sur la soie délicate ; on dirait des jasmins
éclatant de plaisirs ! œil de sang, œil de sperme,
contemplent sous les draps les pétales de reins ;
ils ont marqué ma chair avec leur dents pointues
et leurs poids s’écroulent sur ma peau ; que dominent
leurs tout derniers sanglots…car moi je me suis tue
du silence enivrant aux soupirs de mes bruines.
Il n’est plus qu’un seul coup à mettre entre mes cuisses
pour finir l’odyssée de ce qui bout pour toi :
un instant, une grâce — et déjà tu t’immisces
après tous mes amants, tu pénètres ma foi.