les corps suant, mélanges crus,
les reins se battent au tempo
improvisé ; les deux corps nus
tremblent ensemble sans un mot
Le désir vit dans chaque instant
pour ces deux bouches éphémères —
hanches de soie, soupirs, élans,
tendresse avide happant les airs
que consume leurs peaux unies
par la violence lente et douce.
Chaque danse est rire et magie,
une folie : mordre la mousse
tombant des chairs fraîches des yeux
sans après, juste ici — la chambre
recueillant là les cris soyeux,
les sexes doux que l’on veut fendre…
Si cette joie de connexion
Est une sève entre deux âmes,
Qu’elle nourrisse nos unions
de désirs, de sueurs et de flammes !