Union

Quand de deux se crée l’un
Parmi les flancs courbés ;
Pression : battent les reins
Au chemin déroulé ;

L’union, c’est un instant
Vers l’autre eternité —
Deux corps las sur le temps
Aux rayons d’un été

Une pluie comestible.
C’est la peur et le doute
D’un couloir inflexible,
Une carte sans route :

Un grand terrain de jeu
Blond, vaste et très fleuri
Où tu se mêle à je
Et : nous. Le soleil rit.

On avance, on hésite,
Tâtant la voie offerte,
On invente le site
D’un château découvert ;

Peaux sangsues qui se mordent
Devinant les passions,
Jambes, mains qui se tordent
À la brûlante union

D’un amour neuf, charnel.
Ensemble, découvrons
Nos lèvres sensuelles,
Nos sexes, trépidons

Sous le degré qui monte
Au soleil que l’on sait…
Car les baisers racontent
Si bien ce que l’on tait.

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